Le comte marin d’Oysonville et « Le Superbe »

Publié le 14 Décembre 2011

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L’histoire d’Oysonville et de sa noblesse est intimement liée à sa terre de Beauce. Mais un comte d’Oysonville s’illustra bien ailleurs… en mer !

 

Ce comte là, c’est André Charles Théodore de Pontaubevoye, comte d’Oysonville né en 1784 et descendant de Paul le Prévost. Ce capitaine de frégate de la marine royale s’est illustré dans toutes les mers du globe: mer de l’Inde (océan indien), Iles de la sonde, cotes d’Afrique, Guyane, golfe du Mexique, Antilles, Océan Atlantique. Il a été reconnu comme l’un des créateurs de la marine moderne.

 

Mais le moment le plus marquant de sa vie va rester gravé dans les annales maritimes : le naufrage du « Superbe ».

Ce bateau, commandé par notre comte, capitaine de vaisseau, était un trois-mâts, qualifié comme « le plus joli vaisseau de la Flotte française » de l’époque, qui avait été construit à Anvers de 1809 à 1814.

 

Le 15 Décembre 1833, après avoir surement croiser le « Luxor» (qui ramenait l’obélisque dont le pacha égyptien Mehmed ‛Ali avait fait cadeau à la France et qui se trouve aujourd’hui place de la Concorde), « Le Superbe » se trouve coincé dans une terrible tempête en mer méditerranée près d’’îles grecques. Ses voiles se déchirent alors. Le vaisseau dégarni est emporté jusqu’à Parikia, village d’une des petites îles cyclades. Un mât se brise, tuant un matelot. Puis un autre mât casse. Le navire, mouillé sur deux ancres, par une erreur du pilote, et ballotté par d’énormes vagues, talonne un rocher : la carène est défoncée et menace de se briser en deux. Le commandant d’Oysonville fait alors preuve d’un grand courage : il interdit ses hommes paniqués de quitter le bord avant que ne soit trouvé un moyen sûr d’abandonner le navire et menace d’exécuter les récalcitrants. Il fait tirer quatre coups de canon pour ameuter les villageois et ordonne de lancer des filins attachés à des barils vides, en espérant que le vent les pousse vers la côte, la tentative échoue. Finalement, la grande chaloupe est mise à la mer au prix d’énormes efforts et emmène une centaine d’hommes, mais se casse en accostant. Peu de victimes seront à déplorer. Au témoignage  du comte lui-même, l’accueil des villageois fut très hospitalier. Ils hébergent les marins pendant toute une semaine dans un village à peine plus peuplé que l’équipage ! Le comte d’Oysonville avait alors 32 ans de service actif. Fait commandeur de la Légion d’Honneur, il restera en service dix années encore.

 

Cette catastrophe sera intimement liée à l’histoire de l’indépendance grecque mais aussi à Oysonville et à ses habitants car le comte s’était juré de s’investir pour son village en cas de survis à ce naufrage.

Mais ceci est une autre histoire…

Allan ANCHISI

Source : Alain Desauvage

 

 

Rédigé par Allan ANCHISI

Publié dans #Histoire

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