La dynastie des François d’Oysonville, de la chevalerie à la cravate

Publié le 16 Juillet 2012

S’il y a bien un prénom qui marqua la seigneurie d’Oysonville au XVI° siècle, c’est bien celui de François.

 

Le premier d’entre eux, François I d'Allonville d'Oysonville (1485- 1535 environ) seigneur d'Oysonville, fils de Simon, et marié à Louise de Buz fut tout d’abord premier écuyer du Connétable Charles de Bourbon (ou plus simplement un noble qui s'occupait des chevaux de la Cour sous la responsabilité du  Connétable, grade le plus haut au sein de l'Armée française). Puis il fut chevalier de l'Ordre du Roi, ordre honorifique qui regroupait la noblesse dont le roi de France en assurait la maîtrise. C'était un proche du Roi François 1er (monarque emblématique de la période de la Renaissance française) et de ce fait deviendra gentilhomme ordinaire de sa chambre. Ces dernières fonctions étaient de lever et de coucher le roi, de le suivre partout, de lui servir d'aide de camp, d'aller de sa part complimenter les souverains.

 

Son fils, François II, est né en 1529 au château d’Oysonville. Il épouse d'abord Jeanne du Monceau (décédée en 1560 et dont la dalle funéraire est en l'église d'Oysonville) puis, devenu veuf, il épouse Jeanne de Billy. Ce seigneur cumula un certain nombre de titres comme gentilhomme de la chambre du Roi, député de la noblesse aux États généraux à Orléans et Blois et fut chevalier de l’Ordre du Roi tout comme son père. Il joua un certain rôle dans les guerres d'Italie, sous Henri II, et comme l'un des chefs catholiques pendant les guerres de religion (série de conflits qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du XVIe siècle et où s’opposèrent catholiques et protestants). Ce partisan de la Ligue catholique se rallia à Henri IV qui lui fera l’honneur de venir plusieurs fois le visiter au château d’Oysonville. De ces rencontres avec le roi, l'histoire nous rappelle d’ailleurs l'anecdote des Quatre Épis d'Or et fait de François II le seigneur probablement le plus populaire de l’histoire du village. Il deviendra à la fin de sa vie gouverneur des villes et duchés d'Étampes et mourra en 1615.

 

Ces François d'Allonville resteront rattachés à la chevalerie jusqu’au XVII° siècle puisqu’ un François III d'Allonville d'Arnancourt (1653-1694) et arrière petit fils de François II, fut écuyer du roi puis capitaine de cavalerie et s’illustra à la bataille de Steinkerque (Défaite des principales puissances européennes coalisées contre Louis XIV en 1692). Cette bataille donna son nom à une forme de cravate d'aspect débraillé car les officiers français, surpris par la rapidité de l'attaque, n'eurent pas le temps de nouer leur cravate et combattirent ainsi ! Mais ceci est une autre histoire…

A.ANCHISI

 

Qu’est ce qu’un chevalier de l’Ordre du Roi ?

L’ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI. Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disaient chevaliers de l’Ordre du Roi. Son siège était établi à l'abbaye du Mont Saint-Michel. Il fut fondé en réplique à la fondation de l'ordre bourguignon de la Toison d'Or. Le roi de France le dirigeait et les chevaliers, au nombre de trente-six, devaient lui prêter serment, une sorte de  réseau de fidélités.

 

Qu’est ce que « Les guerres d’Italie »?

Les guerres d’Italie sont une suite de conflits menés par les souverains français en Italie au cours du XVIe siècle pour faire valoir ce qu'ils estimaient être leurs droits héréditaires sur le royaume de Naples, puis sur le duché de Milan. 

 

 

Rédigé par Allan ANCHISI

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