Les éoliennes de Oysonville

Publié le 27 Juin 2011

Le sujet suscite l’intérêt de tous les habitants. On ne parle que de ça : au détour d’une rencontre, d’un repas entre voisins, en famille… Les gens en blaguent parfois… Les  pages les plus visitées du blog de la mairie sont celles qui abordent le sujet. L’année 2011 à Oysonville sera marquée par leurs constructions et leurs mises en service : Les éoliennes !

eolienne 

RAPPEL : THEOLIA a lancé la construction du parc éolien des Gargouilles, sur les communes de Gommerville, Oysonville et Pussay. 5 éoliennes en Eure-et-Loir et 3 en Essonne : 3 éoliennes et un poste de livraison sur la commune de Gommerville (28) ; 2 éoliennes sur la commune de Oysonville (28) ; 3 éoliennes et un poste de livraison sur la commune de Pussay (91).

 

Trois de ces éoliennes qui sont implantées en Essonne constituent la toute première installation éolienne en Région Ile-de-France.

 

Démarré en septembre 2010, le chantier arrive à son terme avec le montage des éoliennes en cours. La mise en service complète est prévue pour l'été 2011. D’ailleurs certaines éoliennes commencent déjà à tourner. Ces 8 éoliennes font partie d'un ensemble de 16 éoliennes au total.

D'un investissement de 25 millions d'euros, les éoliennes développent une puissance totale cumulée de 18,4 mégawatts.

La production électrique sera de l'ordre de 47 millions de kilowattheures (kWh), soit la consommation électrique d'environ 21 000 personnes. Près de 14 250 tonnes d'émissions de CO2 seront évitées par an, ce qui correspond aux émissions moyennes annuelles de 7 500 voitures.

Les éoliennes, d'une puissance unitaire de 2,3 MW, proviennent du fabricant allemand Enercon (modèle E82 - 2). Le rotor mesure 82 mètres de diamètre pour une hauteur de moyeu de 78 mètres, la hauteur totale étant de 119 mètres en bout de pale.

 

Une convention a été signée entre la commune et la société Theolia France dans le cadre de ce projet de développement du parc éolien sur la commune en vue de la participation financière au projet d’accompagnement énergétique. 

Aussi, le parc éolien est situé sur les terres agricoles de notre Beauce, ce qui ravit les agriculteurs propriétaires des terres : ils toucheront des revenus complémentaires appréciables (environ 1500 euros par MW et par an).

 

Alors que l'éolien connaît un essor formidable dans le monde, la France peine quelque peu à suivre le rythme.

 

Faut-il être pour ou contre les éoliennes ?

Les éoliennes qui sont apparues récemment dans nos paysages suscitent approbations passionnées (enfin de l’énergie propre !) et rejets tout aussi passionnés (elles sont laides, bruyantes!).

Il faut en effet rappeler que l’énergie éolienne a été jusqu’au 19ème siècle la principale énergie utilisée par l’homme avant d’être remplacée par les machines à vapeur puis par les moteurs électriques. Cette renaissance a été fortement aidée par les aides publiques aux motifs qu’elle se substituait à des énergies fossiles importées, qu’elle permettait de réduire les émissions de gaz à

effet de serre et que l’on pouvait espérer, grâce à la production en série et aux progrès techniques, une bonne rentabilité à moyen terme. En Allemagne on a considéré que c’était un des moyens de se substituer à l’énergie nucléaire dont l’arrêt à terme a été décidé.

 

Y a-t-il des conséquences de l’intermittence du vent ? L’éolienne fonctionne de 25 à 30 % de son temps à pleine puissance et fonctionne environ 80 à 85 % du temps. L’éolien ne permet pas de garantir une puissance à chaque instant nécessaire pour la gestion d’un réseau. Il faut donc disposer de capacités de production mobilisables en cas d’absence de vent (ou de tempête).

 

Pour conclure, un apport important d’énergie intermittente comme l’éolien pose parfois des problèmes de gestion du réseau électrique qui ne sont pas bien résolus à ce jour et qui augmentent les coûts.

D’un point de vue strictement économique et non pas écologique et dans les régions qui sont régulièrement ventilés, l’éolien devient économiquement acceptable si le coût de l’énergie fossile augmente très sensiblement.

 

Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas seulement de savoir s’il faut produire de l’électricité plus « verte » mais surtout de réduire les consommations : l’électricité la moins chère étant celle que l’on ne produit pas !

 

Allan ANCHISI

source : www.notre-planete.info

Rédigé par communication oysonville

Publié dans #Vie Municipale

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